Un répit pour l’Italie… mais pour combien de temps ?





Mais le répit risque d’être de courte durée. M. Salvini reste évidemment en embuscade et n’entend pas désarmer. Sera-t-il affaibli, hors du gouvernement, privé du levier du ministère de l’intérieur ? Ou bien trouvera-t-il, au contraire, un nouveau souffle dans l’opposition, en exploitant sur les réseaux sociaux les inévitables difficultés de ceux qui ont voulu le marginaliser, et le probable assouplissement de la politique antimigration ? 




C’est un peu la fable de l’arroseur arrosé. Dans un premier temps, Matteo Salvini, le chef de la Ligue italienne, agitateur en chef et figure de proue de l’extrême droite européenne, tire le tapis sous les pieds du président du gouvernement de coalition, dont il est le numéro deux, dans l’espoir de provoquer des élections anticipées. Ces élections, parie-t-il, il en sortira forcément vainqueur, puisque les sondages créditent la Ligue de 37 % des intentions de vote, loin devant son partenaire de coalition, le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), qui est tombé à 17 %. A lui l’Italie !

Mais les fanfaronnades de Matteo Salvini sont douchées par deux hommes qu’il n’a pas vu venir. Giuseppe Conte, d’abord, ce fade premier ministre sans étiquette qu’il pensait faire disparaître. Puisque la Ligue lui retire son soutien, M. Conte, certes, démissionne comme prévu, le 20 août, mais il le fait avec fracas, en prononçant un réquisitoire accablant contre M. Salvini devant les députés. Giuseppe Conte devient le héros du jour. Au G7 de Biarritz, le président Trump lui tresse même des couronnes.

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31.08.19

Istacec

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