Une année sombre pour notre démocratie




Chaque année, la Ligue des droits humains analyse la manière dont la Belgique répond aux enjeux sociétaux qui se posent à elle… et c’est pas la joie. Entretien avec Pierre-Arnaud Perrouty, son directeur.


La LDH ne fait pas de sentiments, 2019 a été « une année sombre pour notre démocratie ». Pour elle, le fait que presque un Flamand sur deux ait voté pour un parti nationaliste ou d’extrême droite fait peser des risques concrets sur le maintien des droits fondamentaux. Mais le rapport ne se borne pas cadre politique. En une septantaine de pages, il interroge un nombre impressionnant de thématiques : les prisons, la Justice, le sans-abrisme, les discriminations, les inégalités environnementales… Pierre-Arnaud Perrouty, directeur de la Ligue, nous aide à faire le tri et rappelle à ceux assis au fond de la classe qu’il est plus important que jamais de défendre les droits fondamentaux.

La période est compliquée pour les droits humains en Europe. Ils sont notamment attaqués frontalement au sein de pays comme la Pologne ou la Hongrie. On en n’est pas encore là en Belgique mais on s’en approche. D’autant qu’actuellement, nous traversons une période de flottement politique qui nous laisse sans réel interlocuteur. Les dernières élections ont révélé un vote très à droite en Flandre et il est clair que l’émergence du Vlaams Belang est dangereuse pour les droits fondamentaux. La libération de la parole raciste ne faiblit pas. On l’a noté lors de l’incendie du bâtiment de Fedasil à Bilzen. Certains commentaires que l’on a pu lire étaient simplement atroces. Des trucs comme : « On aurait dû attendre une semaine de plus qu’il y ait des réfugiés dedans« …

La suite ici :« Les droits fondamentaux vont souffrir, il faut les expliquer et les défendre »

18.02.20

Istacec

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