Une Europe sous l’influence de forces populistes encore désunies





S’il ne faut donc pas surestimer ni sous-estimer les populistes, il s’agit de prendre la mesure de ce qu’ils expriment des mutations de nos démocraties et de ce que – d’ores et déjà – ils sont en train de modifier dans leurs fondements. La puissance des populistes, qu’ils soient au pouvoir ou pas, provient de leur capacité à imposer leurs thématiques, leur temporalité de l’urgence, la simplification de leurs argumentaires, leur façon de faire de la politique et leur mode d’agir. Cela se diffuse non seulement dans nos sociétés mais jusque chez leurs adversaires qui sur le fond les combattent, mais parfois en leur empruntant leurs propres méthodes, en copiant leur style.




La perspective des prochaines élections européennes nourrit deux approches différentes. D’un côté, pour certains observateurs ou acteurs politiques, à l’instar de la République en marche en France, un spectre hante l’Union européenne : celui du populisme. Tout doit être mis en œuvre pour éviter cette catastrophe qui se profile. Davantage, des comparaisons avec les années 30, plus que douteuses d’un point de vue historique, sont parfois mobilisées pour dramatiser l’enjeu présent.

De l’autre, on explique que ces craintes n’ont aucune raison d’être puisque les projections de sièges fondées sur les différents sondages n’enregistreraient qu’une faible poussée populiste avec une fourchette oscillant entre 60 à 170 sièges selon les modes de calcul incluant ou pas les différents groupes eurosceptiques et les Britanniques, sur les 705 que comptera le Parlement européen.

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1.05.19

Istacec

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