Une nouvelle ère de la dissuasion nucléaire





Une fois de plus, c’est la méthode Trump, avec ce mélange d’improvisation et d’intuition, mais surtout de mépris pour ses alliés, qui est hautement critiquable. L’administration américaine n’a pas tenté de renégocier le texte, ni de l’ouvrir à d’autres pays, en premier lieu la Chine. A ses yeux, les traités de ce genre ne sont rien d’autre qu’un carcan bridant les intérêts des Etats-Unis.





La mort désormais officielle du traité sur les forces nucléaires de portée intermédiaire (FNI), annoncée par Donald Trump il y a six mois et actée vendredi 2 août, est un nouveau signe inquiétant d’un désordre croissant dans les relations internationales. Dernier en date des grands traités américano-soviétiques de la fin de la guerre froide, cet accord, signé à Washington le 8 décembre 1987 par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev, mettait fin à la crise des euromissiles, qui fut l’un des paroxysmes de la rivalité entre les deux blocs sur le Vieux Continent. Le FNI a permis à l’époque la destruction de la totalité des missiles nucléaires d’une portée comprise entre 500 et 5 500 km.

En dénonçant cet accord qu’ils respectaient, les Etats-unis veulent avoir les mains libres pour développer à nouveau et produire ce type de missiles intermédiaires. Il s’agit notamment de faire face aux 9M729 russes, missiles mobiles d’une portée effective de 2 500 km bien que Moscou assure, contre toute évidence, qu’elle ne dépasse pas les 480 km. Toutes les villes européennes sont ainsi susceptibles d’être touchées par ces missiles tirés depuis le territoire russe.

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4.08.19

Istacec

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