Une place de choix pour l’extrême droite au Parlement européen 






 

L’extrême droite (ou droite nationale) pourrait se profiler comme un des vainqueurs des élections européennes de mai. Sans atteindre un poids majoritaire Le groupe ENL Europe des Nations et des Libertés pourrait ainsi plus que doubler son poids au Parlement européen, passant de 37 sièges aujourd’hui à plus de 80 sièges. Ce qui le propulserait à la quatrième place des groupes politiques européens, talonnant les libéraux et démocrates européens.




 

Le groupe profite en effet d’un double phénomène : d’une part, une poussée électorale de plusieurs de ses membres, en particulier la Lega Nord italienne et le Vlaams Belang belge ; d’autre part, le ralliement de certains partis anciennement dans d’autres groupes comme l’AFD allemande (qui a évolué d’un parti anti-européen à un parti d’extrême-droite) ou le parti du peuple danois, qui deviennent plus radicaux.

Certaines progressions sont importantes au plan national, par exemple en Finlande ou en Estonie, mais elles ne produisent pas d’évolutions majeures en termes de nombre de sièges. Quant au Rassemblement national français, son score annoncé au-dessus des 20% ne doit pas faire illusion. Il rattrape en fait son niveau de 2014 et un nombre de députés sensiblement équivalent et pourrait ne plus être le premier parti français au Parlement européen.

Ce groupe serait dominé par les Italiens et les Français qui devraient fournir, à eux deux, une bonne moitié des effectifs.

La suite ici  : Elections 2019. Une place de choix pour l’extrême droite au Parlement européen – B2 Bruxelles2

9.05.19

Istacec

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