Une solidarité climatique mondiale est-elle impossible ? 




Les perspectives environnementales actuelles du monde n’annoncent rien de bon. Il y a trois obstacles : le déni du changement climatique, l’économie de la réduction des gaz à effet de serre (GES) et le jeu politique des mesures d’atténuation, qui ont tendance à être extrêmement rétrogrades. À moins que cela ne change, une crise existentielle (que nous avons créée nous-mêmes) ne fera qu’empirer.


Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, les émissions mondiales de dioxyde de carbone doivent être réduites de 45 % par rapport aux niveaux de 2010 d’ici 2030, puis éliminées entièrement d’ici 2050, si l’on compte avoir une chance raisonnable d’empêcher un réchauffement climatique de 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels. « Nous avons besoin de victoires rapides, avertit le Programme des Nations Unies pour l’environnement dans son dernier Rapport sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions, sinon l’objectif de 1,5°C de l’Accord de Paris ne pourra pas être atteint. »

Voilà ce que l’on appelle un euphémisme. Même si les Partenariats pour les contributions déterminées au niveau national (CDN) vertu de l’Accord de Paris de 2015 sont respectés, les émissions en 2030 seront de 38 % supérieures à celles que l’on vise. Les températures moyennes mondiales vont augmenter de 2,9 à 3,4 °C d’ici 2100, avec des augmentations continues par la suite. Les objectifs de la CDN devraient être à peu près multipliés par trois seulement si l’on compte limiter le réchauffement à 2°C et devraient être multipliés par cinq pour atteindre l’objectif de 1,5°C.

La suite ici :Une solidarité climatique mondiale est-elle impossible ? | by Willem H. Buiter

13.02.20

Istacec

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