Une zone euro plus sociale et plus démocratique ? 






Ce dont l’Europe meurt depuis 20 ans, c’est donc surtout de l’immobilisme des progressistes autoproclamés qui, tout en clamant être les « bons Européens », sont surtout les défenseurs d’un statu quo intenable qui alimente la résurgence d’un nationalisme autoritaire et pourrait mener l’Union européenne à sa perte.




On l’a dit et redit, la crise de 2008-2010 l’a montré : la zone euro est une construction incomplète, minée par l’absence de dimension sociale adéquate et par un grave déficit démocratique. Le statu quo est intenable, et pourtant, dix ans plus tard : toujours rien. Les réformes ont été mineures et techniques. Les vraies questions politiques restent en suspens, alors que l’Union européenne est en proie à un immobilisme mortifère.

Au cours des dix dernières années, économistes et politistes ont pu tirer les leçons d’une crise financière qui s’est muée en crise de la dette dans une Union monétaire européenne aux pieds d’argile. Évidemment, les opinions divergent quant à l’ampleur des maux et les remèdes à y apporter, mais quelques aspects semblent faire consensus.

Outre les aspects de politique monétaire, liés au fonctionnement du secteur financier et des banques, la crise a révélé une carence sociale déjà bien connue de la zone euro. Les effets de la récession ont été en partie amortis par les systèmes sociaux des États membres. Bien entendu, cela s’est mieux passé dans les pays plus riches ayant un État providence robuste que dans les pays moins bien lotis au sud ou à l’est du continent. Ceux-ci ont subi des effets de spéculation sur leur dette, et se sont de surcroît vu imposer par la « troïka » un programme démantèlement social en échange de prêts financiers.

La suite ici : Une zone euro plus sociale et plus démocratique ? Les citoyens attendent toujours

29.03.19

Istacec

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