Ursula von der Leyen : fragilités et vitalité de l’Europe



« Une tempête le pousse vers un avenir auquel il tourne le dos, alors que devant lui, les ruines s’accumulent jusqu’au ciel… » (Walter Benjamin). Le 16 septembre 2020, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui prononçait devant le Parlement européen son premier discours sur l’état de l’Union, a voulu renverser cette tendance et insuffler à la construction européenne une « vitalité nouvelle », en appelant les Européens à « bâtir le monde dans lequel ils veulent vivre ».


Inspiré par Georges Washington, qui fut le premier Président américain à prononcer en 1790 un State of the Union address, instauré officiellement par le traité de Lisbonne en 2008, le discours sur l’état de l’Union permet chaque année au président de la Commission européenne de dresser un bilan de son action et de présenter les orientations de son programme à venir. Tout en reconnaissant les fragilités d’une Union confrontée à l’accumulation des crises, Ursula von der Leyen a défendu sa vision d’une Europe plus ambitieuse élaborée lors de son entrée en fonction.

« Quand nous avons senti la fragilité autour de nous, nous avons saisi le moment pour donner une nouvelle vitalité à notre Union« . La crise du coronavirus, qui a surpris l’Europe au début de l’année a contribué, pendant un temps, à suspendre le projet européen. Le rétablissement des frontières nationales, le manque de solidarité entre les États et l’impuissance avec laquelle la Commission a observé la propagation du virus en Europe ont menacé de faire sombrer l’Union européenne dans l’insignifiance.

Il aura en effet fallu attendre le mois de juillet et l’accord européen historique permettant la mise en place d’un plan de relance fondé sur un endettement commun, pour montrer que l’Europe avait encore une raison d’être. Comme le montre la dernière enquête sur les fractures françaises, cette évolution se traduit par une hausse significative de la confiance dans l’Union européenne : en septembre 2020, 42 % des personnes interrogées affirment ainsi avoir confiance dans l’Union européenne, contre 36 % l’année précédente. L’intention de ce discours est claire : redonner un souffle au projet européen après une phase d’extrême fébrilité.

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19.09.20

Istacec

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