Le « verger de Damas » labouré par les bombes


verger de Damas

La Ghouta orientale, territoire rebelle échappant encore au régime, est intensément pilonné par les aviations syrienne et russe : en une semaine, au moins 229 personnes auraient été tuées. La population subit également un blocus alimentaire, alors que les négociations sont dans l’impasse.


Les vidéos montrent des corps déchiquetés, des enfants en sang et des parents qui pleurent dans les gravats. Il y a des hurlements, des cris de rage. Chaque jour, des activistes les publient sur Internet. Ils ajoutent le nombre de morts et de blessés, les villes touchées, le nombre de frappes aériennes de l’armée syrienne et de son alliée, l’armée russe. La Ghouta orientale, banlieue de Damas, n’a jamais été autant bombardée depuis 2015 : jusqu’à plusieurs dizaines de frappes par jour. En une semaine, au moins 229 personnes ont été tuées, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

La Ghouta orientale est la dernière enclave encore contrôlée par l’opposition à proximité immédiate de la capitale. C’est une région fertile, surnommée « le verger de Damas ». Au printemps 2011, ses habitants sont parmi les premiers à manifester contre Bachar al-Assad. Le régime réplique par la violence. Les premiers mois, des centaines de manifestants sont tués ou blessés. A l’été 2011, la rébellion armée est née. A la différence de groupes du Nord, ceux de la Ghouta sont restés locaux et n’ont pas essaimé ailleurs en Syrie. Il en reste deux principaux, qui totalisent entre 10 000 et 20 000 hommes : l’islamiste Jaych al-Islam, qui contrôle Douma, et Failaq al-Rahman, qui se revendique de l’Armée syrienne libre, dans le centre de l’enclave. Les deux se combattent régulièrement.


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12.02.18

Istacec

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