Vers une globalisation des populismes ?



L’internationale populiste est-elle en passe de remplacer la démocratie libérale occidentale ? Loin de déjouer ce scénario, deux politologues, l’Américain Cas Mudde, professeur à l’université de Géorgie (Etats-Unis), et le Chilien Cristóbal Rovira-Kaltwasser, professeur à l’université Diego-Portales (Chili), tentent de trouver un dénominateur commun à tous les populismes, concept fourre-tout et utilisé pour englober des forces politiques parfois disparates.

Ainsi, Mudde et Rovira-Kaltwasser définissent le populisme comme «une idéologie peu substantielle» – donc malléable dans le monde réel – qui considère que la société se divise en «deux camps homogènes» et antagonistes, le «peuple pur» et «l’élite corrompue». Le populisme exalte le premier et condamne le second dans une critique de la démocratie représentative inspirée de la philosophie rousseauiste.

Ainsi, Mudde et Rovira-Kaltwasser définissent le populisme comme «une idéologie peu substantielle» – donc malléable dans le monde réel – qui considère que la société se divise en «deux camps homogènes» et antagonistes, le «peuple pur» et «l’élite corrompue». Le populisme exalte le premier et condamne le second dans une critique de la démocratie représentative inspirée de la philosophie rousseauiste.

Bien que de nature changeante d’un contexte à l’autre, une des constances du populisme est d’entretenir un rapport ambigu avec la démocratie. Les deux politologues pointent sa faculté à «déclencher des phases de changement institutionnel antagonistes», selon le système politique en place. Dans un régime autoritaire, le populisme contribue à formuler les exigences de la souveraineté populaire et du fait majoritaire en attaquant l’élite au pouvoir et en remettant en cause les formes existantes de la répression étatique.

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Istacec

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