La vie privée et les travailleurs de la donnée



Exit la notion de privacy comme pénétration qui était à la base de la loi Informatique et libertés de 1978, place à celle de privacy comme négociation.


La défense de nos informations personnelles ne doit pas exclure celle des droits des travailleurs de la donnée.

L’idée que nous nous faisons de la vie privée a profondément changé ces dernières années. Lorsque, en 1890, les juristes américains Samuel Warren et Louis Brandeis définissaient the right to privacy comme  » le droit d’être laissé en paix « , ils ignoraient qu’un siècle plus tard, cette définition n’aurait pas de sens pour 4 milliards d’êtres humains connectés. Nous n’assistons pas à sa fin, mais à la transformation de la notion héritée de la tradition étasunienne. Pour ceux d’entre nous qui sont activement en quête de correspondants, d’amis, de partenaires sur un réseau numérique, le souci de défendre nos informations personnelles d’ingérences extérieures se révèle accessoire par rapport au droit de savoir combien de personnes exactement les possèdent et quel usage en est fait.


La suite ici : La vie privée et les travailleurs de la donnée (Le Monde, 22 janv. 2018) | Antonio A. Casilli

26.01.18

Ana

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