Vladimir Poutine : l’obsession du contrôle




A 67 ans, le président russe peut sans doute envisager de quitter son poste, mais plus difficilement de lâcher le contrôle d’un pays sur lequel il règne depuis vingt ans.



Comment quitter le pouvoir lorsqu’on l’a occupé sans partage pendant vingt-quatre ans ? En ne le quittant pas. C’est la conclusion à laquelle semble être parvenu le président Vladimir Poutine, si l’on regarde de près les propositions de réformes constitutionnelles qu’il a présentées à Moscou, mercredi 15 janvier, dans son discours annuel devant le Parlement.

Ce projet d’une nouvelle répartition des pouvoirs au sommet de la Fédération de Russie, à l’issue de ce qui doit être le quatrième et dernier mandat présidentiel de M. Poutine, en 2024, donne le coup d’envoi d’un processus de transition très attendu, puisque la Constitution actuelle interdit au président de remplir plus de deux mandats successifs. Arrivé au pouvoir en 2000 après avoir été choisi comme successeur par Boris Eltsine, M. Poutine avait dû recourir à un artifice en échangeant son poste avec son premier ministre, Dmitri Medvedev, de 2008 à 2012, pour pouvoir se faire réélire président en 2012, puis en 2018.

Il fallait maintenant trouver autre chose. A 67 ans, Vladimir Poutine peut sans doute envisager de quitter la présidence, mais plus difficilement de lâcher le contrôle d’un pays sur lequel il règne depuis vingt ans – le plus long règne d’un dirigeant russe depuis Staline. A la tête de la Russie, il a établi un système de prise de décisions plus concentré encore que sous la défunte Union soviétique, où le secrétaire général du Parti communiste devait au moins compter avec le bureau politique. En s’assurant l’appui des forces de sécurité, il est parvenu à marginaliser toute réelle opposition politique.

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17.01.20

Istacec

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