Wallons-Flamands, régner pour diviser



 




 

On serait tenté de penser que c’est le système fédéral actuel qui divise l’opinion publique, alors que nous constituons un corps électoral relativement homogène. On serait tenté de dire que les partis règnent pour diviser. C’est plus compliqué que ça. Ce serait oublier que certaines divergences comptent plus que d’autres. Que ce qui nous différencie d’un point de vue culturel ou identitaire pèse de plus en plus dans la détermination du vote.



 

Quand les politologues se penchent sur les motivations des électeurs, ils se rendent compte que Flamands et Wallons ne sont pas si éloignés que ça. « Tout considéré, les différences entre Flamands et Wallons en termes de valeurs politiques peuvent être considérées comme limitées.”

C’est la grande conclusion d’une étude réalisée par un consortium de politologues issus du nord et du sud du pays. Ils ont interrogé des milliers d’électeurs. Ils ont essayé de savoir, non pas ce qu’ils votaient, ça, on le sait déjà, mais ce qu’ils pensaient. Flamands et Wallons (Bruxelles n’a pas été étudiée) sommes en réalité beaucoup plus en phase sur la plupart de sujets que ce que dit le résultat des élections.

Prenons un exemple. On demande aux sondés de noter entre 0 et 10 leur réponse à la question « Certains pensent que les immigrés non-occidentaux doivent pouvoir vivre en Europe tout en conservant leur culture d’origine. D’autres pensent que ces immigrés doivent s’adapter à la culture européenne. Pouvez-vous situer votre opinion sur une échelle allant de 0 à 10, où 0 signifie que les immigrés non-occidentaux doivent pouvoir conserver leur culture d’origine et où 10 signifie qu’ils doivent s’adapter à la culture européenne ? » Les Flamands répondent 7,17. C’est-à-dire adapter. Les Wallons répondent 7,27. Un résultat très proche.

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6.06.19

Istacec

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