Pascal Delwit. « Welfare Chauvinism, agenda, fantasme et coalition électorale »



L’idée est de fonder et d’élargir une « coalition électorale », allant de citoyens les plus huppés aux catégories populaires. Mélange détonant a priori. Aux premiers, on leur promet d’être plus riches encore. Aux seconds, on explique que la montée des inégalités sociales et le déclin de la sécurité sociale sont de la responsabilité des « autres ». Non de choix politique mais en raison du coût des migrants. Pour en sortir socialement, le vote pour un parti ethnocentrique s’impose donc: un syllogisme que propagent nombre de partis d’extrême droite.


La séquence politique et communicationnelle que nous vivons depuis un mois est pour le moins détonante. Elle trouve d’abord son origine dans la crise au sein de la majorité fédérale fin décembre 2017 – début janvier 2018. Tenter de la faire oublier est un des buts de l’opération. C’est logique.

Mais elle s’inscrit dans une autre dynamique : celle de maintenir un agenda et de créer une improbable « coalition électorale » entre les composantes les plus nanties de la société et les catégories populaires. La carte blanche de Bart De Wever en porte un éloquent témoignage.

Pour la N-VA, il s’impose de conserver à l’ordre du jour des thématiques du « rapport à l’autre ». Pariant sur un degré d’ethnocentrisme élevé dans plusieurs composantes de la population, la N-VA croit d’abord affermir sa popularité et celle de certains de ses dirigeants, dont Theo Francken est la figure emblématique, sur cette question. Pour y arriver, tout est bon à prendre. Dans sa carte blanche, De Wever fait écho à des positions qu’aucun parti ne défend – par exemple le tout migratoire ou les frontières ouvertes : c’est la position imaginaire de l’adversaire.


La suite ici : Facebook/Pascal Delwit

28.01.18

Istacec

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